Lafarie
Divers centre
Comment comptez-vous associer les entreprises aux grandes décisions communales ?
Étant moi-même entrepreneur (agent général d’assurances) et engagé dans mon syndicat professionnel (AGEA), je serai un maire qui saura associer les entreprises aux réflexions et actions politiques en faveur de l’économie et de l’emploi.
Comment comptez-vous associer les entreprises aux grandes décisions communautaires ?
En continuant d’inviter les clubs d’entreprises, les représentants d’associations et chambres professionnelles aux groupes de travail de la Communauté d’Agglomération Royan Atlantique (CARA).
Êtes-vous ouvert à la co-construction de politiques locales avec les représentants du tissu économique ?
Oui
Si oui, comment ?
En les rencontrant dès que possible lors des événements organisés par eux-mêmes ou par la CARA. En dialoguant véritablement avec eux, contrairement à ce que pratique le maire sortant de Royan.
Comment envisagez-vous l’uniformité des règles entre le secteur privé et associatif ?
Le secteur associatif ne doit pas concurrencer le secteur privé grâce à des règles fiscales plus avantageuses sur les mêmes marchés. Dans les secteurs non concurrentiels, cela ne pose en revanche pas de souci que les associations non lucratives bénéficient de règles simplifiées.
Avez-vous l’intention d’augmenter ou de baisser la fiscalité locale ?
Pour quelle(s) raison(s) ?
J’ai l’intention de ne pas augmenter les impôts locaux des particuliers comme des entreprises. Les taux locaux d’imposition sont faibles par rapport aux collectivités locales voisines. Annoncer une baisse en pleine campagne électorale serait démagogique ! Je laisse cette fausse promesse au RN…
Avez-vous l’intention d’augmenter ou de baisser la taxe foncière ?
Pour quelle(s) raison(s) ?
Une hausse des taux communaux et intercommunaux de la taxe foncière n’est pas financièrement nécessaire ou justifiée.
Avez-vous l’intention d’augmenter ou de baisser la CFE ?
Pour quelle(s) raison(s) ?
Cela fait 6 ans que je vote la stabilité de la Contribution Foncière des Entreprises (CFE) ou de la Taxe sur les Surfaces Commerciales (TASCOM) en tant qu’élu de la CARA. Une hausse aurait un impact marginal sur les recettes de la CARA, mais il affecterait symboliquement notre tissu économique essentiellement composé de très petites entreprises sans grande trésorerie
Quelles évolutions envisagez-vous pour le versement transport ?
Une stabilité, comme depuis 6 ans.
Quelles évolutions envisagez-vous pour la taxe des déchets ?
La Redevance Spéciale sur les déchets, payée par les entreprises, est légalement censée compenser les dépenses générées pour la collecte et le traitement des déchets par la collectivité (actuellement, ce sont même les particuliers de la CARA qui payent 10 % de ce coût à la place des entreprises). Elle peut donc être baissée si et seulement si ces coûts diminuent. Idéalement, il faudrait que les entreprises s’engagent davantage dans la prévention des déchets et l’économie circulaire pour ne pas que certaines subissent de hausse à l’avenir.
Comment comptez-vous réduire les frais de fonctionnement de la collectivité ?
La voiture de service avec chauffeur du maire de Royan incarne parfaitement le type de dépenses qui n’est plus acceptable pour une collectivité locale en 2026, à une époque de restriction budgétaire nationale. Maire de Royan, j’améliorerai la collaboration entre les services de la Ville et ceux de la CARA, pour davantage d’efficacité et d’optimisation des coûts.
Quelle est votre vision du foncier à vocation économique ?
La collectivité doit aider les entreprises à trouver du foncier pour exercer leur activité sur le territoire, mais pas pour se créer un patrimoine immobilier qui générera des rentes bien après l’arrêt d’activité de l’entreprise ou de son patron.
Quelles actions envisagez-vous pour assurer une offre foncière adaptée à la création, au développement ou à l’implantation d’entreprises ?
J’ai voté pour la nouvelle stratégie de la CARA qui consiste à rester maître du foncier dans les zones d’activités grâce au bail à construction. Après au moins 18 années, la CARA récupère la parcelle et le bâtiment. Cela limite la spéculation foncière et évite d’avoir un commerce employant de nombreux salariés devenir un hangar de stockage générant peu d’emplois.
Que pensez-vous du bail emphytéotique/du démembrement foncier pour l’activité des entreprises ?
Le bail à construction en est une forme. Cela réduit le coût d’installation pour les entreprises.
Quelles sont vos 3 mesures essentielles pour favoriser l’accès au logement des actifs en pleine propriété ?
Accompagner les actifs et propriétaires via la future Maison de l’Habitat de la CARA, lutter contre l’investissement locatif industriel qui cannibalise tous les biens mis en vente à Royan, promouvoir les constructions réservées aux résidents principaux dans certains secteurs.
Comment favoriser l’offre locative pour les actifs (les permanents et les saisonniers) et les étudiants autant sur le secteur social que privé ?
L’urgence est de maîtriser l’offre trop abondante de meublés de tourisme, qui constitue autant de logements qui ne peuvent être occupés par les résidents ou actifs locaux. Même au pic de la demande touristique (vers le 15 août), l’Office du Tourisme Communautaire dénombre environ 1400 annonces disponibles sur les plateformes de location de courte durée ! La construction d’une Résidence Hôtelière à Vocation Sociale par la CARA, près de la gare, est par ailleurs un projet que je souhaite concrétiser rapidement pour répondre aux besoins des jeunes du Campus des Métiers et des travailleurs saisonniers.
Aurez-vous une politique volontariste en matière de création de logements accessibles, tant privés que sociaux ?
Ce n’est pas avec les quelques dizaines de logements sociaux difficilement construits chaque année ou quelques logements locatifs intermédiaires (LLI) qu’il est possible de proposer un logement à tous ceux qui travaillent ou vivent à Royan. Il faut s’inspirer des actions volontaristes mises en place par d’autres collectivités du littoral atlantique (Les Sables-d’Olonne, La Rochelle, Oléron, Pays Basque…) : limiter chaque propriétaire à 3 meublés de tourisme dans la CARA, aider financièrement les propriétaires mettant leur bien sur le marché locatif à l’année, communiquer sur les avantages de la location à l’année pour l’économie locale qui manque d’actifs dans la plupart des secteurs (dont la santé et la restauration), signaler à la préfecture les « baux mobilité » (de septembre à juin) illégaux imposés à des résidents à l’année, etc.
Dans cette perspective, comment cette orientation pourrait-elle se traduire concrètement au niveau des règles d’urbanisme que vous serez amené à définir ou à adapter lors des futures révisions de vos documents d’urbanisme (PLU ou PLUi) ?
Grâce à la loi Le Meur de novembre 2024, toutes ces actions (et bien d’autres) sont possibles sans passer par une longue révision du Plan Local d’Urbanisme de Royan.
Quelles actions envisagez-vous pour améliorer l’accès aux zones d’activités (zones industrielles, zones commerciales et centre-ville) ?
Terminer le programme de travaux planifié par le Département à Royan 2.
Quelles actions envisagez-vous pour améliorer le stationnement ?
Mettre en place une navette électrique gratuite entre des parkings vides durant l’été (lycées Cordouan et de l’Atlantique) et le centre-ville. En concertation avec les commerçants, éventuellement étendre la période de la zone bleue (marché de noël, vacances scolaires de printemps…).
Quelles actions envisagez-vous pour améliorer les transports en commun ?
Améliorer la desserte ferroviaire en étant enfin actif auprès de la SNCF et du Conseil Régional. Contrairement au maire sortant, je ne pense pas que notre enclavement ferroviaire soit bénéfique en matière de sécurité. C’est surtout un boulet pour le développement économique et les déplacements des actifs ! Par ailleurs, quel qu’en soit le coût pour la CARA, il faut maintenir la fréquence actuelle des bus en ville.
Quelles actions envisagez-vous pour améliorer la voirie ?
Quelles actions envisagez-vous pour améliorer les livraisons ?
Il n’y a pas de souci particulier à Royan pour les livraisons dès lors que les horaires réglementaires affichés sont respectés.
Que pensez-vous de la gratuité des transports en commun ?
Rien n’est gratuit ! C’est la collectivité et donc l’ensemble de ses contribuables (particuliers comme professionnels) qui paieraient le manque à gagner en cas de suppression des tickets et abonnements sur l’ensemble du réseau de bus.
Quelles mesures comptez-vous prendre pour lutter contre les moments d’engorgement des accès urbains ?
Les parkings-relais estivaux évoqués ci-dessus, assez classiques dans les zones très touristiques.
MARENGO
DIVERS DROITE
Comment comptez-vous associer les entreprises aux grandes décisions communales ?
– Prendre en compte des acteurs économiques comme vecteurs d’orientation, de prospective et de pilotage.
– Associer ces derniers à la stratégie économique de la ville par la concertation et la transparence.
– Intégrer des chefs d’entreprise dans l’organisation qui sera mise en place pour dynamiser l’économie.
– Instituer des rendez-vous récurrents entre le Maire et les acteurs économiques (par exemple «Petit-déjeuner économique du Maire») et veiller à son suivi dans le temps.
– Identifier un «Référent Entreprises» centralisant les demandes, les opportunités, se positionnant comme un pivot légitime dans la relation entreprises / collectivité locale.
– Opérer une veille économique sur les opportunités d’implantation sur le foncier et les locaux disponibles. Exploiter les données issues du droit de préemption pour connaître les prix, les acteurs, les attentes du marché.Etre un lien entre les porteurs de projet et l’écosystème économique local.
Comment comptez-vous associer les entreprises aux grandes décisions communautaires ?
– Mettre en synergie l’économie touristique et le développement des autres activités avec la création d’une Agence d’attractivité regroupant le service développement économique de l’intercommunalité et l’Office de Tourisme Communautaire.
– Définir une politique efficace de développement économique du territoire en y associant les instances économiques de la Région, du Département, les chambres consulaires (CCI, CMA, CA), les syndicats, les fédérations, les clubs d’entreprises, et plus généralement les organisations professionnelles et interprofessionnelles.
Êtes-vous ouvert à la co-construction de politiques locales avec les représentants du tissu économique ?
Oui
Si oui, comment ?
– Associer les représentants du tissu économique à la vision globale de la ville et/ou de l’agglomération, par la veille, la transparence et le dialogue régulier, dans une démarche volontariste.
– Construire une stratégie en s’appuyant sur les entreprises : leur secteur d’activité (commerce, artisanat, industrie, activités libérales, maritimes, agricoles…), leur typologie.
– Organiser des appels à projets collaboratifs tels que la revitalisation du centre-ville ou l’innovation dans le nautisme…
– Proposer un espace de communication sur les supports municipaux.
– Remettre de l’«humain» dans l’accompagnement des acteurs économiques.
Comment envisagez-vous l’uniformité des règles entre le secteur privé et associatif ?
– Concilier les règles particulières à chaque secteur en veillant au respect de l’équité et d’une concurrence saine.
– Fluidifier et clarifier les échanges entre instances économiques, structures associatives et pouvoirs publics.
– Adapter les objectifs de chaque secteur aux règles de marché.
– Établir des critères objectifs pour l’attribution des aides (emplois créés, impact territorial).
Avez-vous l’intention d’augmenter ou de baisser la fiscalité locale ?
Baisser
Pour quelle(s) raison(s) ?
– Prioriser la compétitivité du territoire
– Générer de l’attractivité par la maîtrise de la part communale.
– Contenir la fiscalité par l’optimisation les dépenses et la mutualisation de services.
Avez-vous l’intention d’augmenter ou de baisser la taxe foncière ?
Baisser
Pour quelle(s) raison(s) ?
– Piloter la stratégie fiscale locale.
– Maîtriser la part communale au regard des arbitrages pris aux autres niveaux institutionnels.
Avez-vous l’intention d’augmenter ou de baisser la CFE ?
Baisser
Pour quelle(s) raison(s) ?
– Atténuer la pression fiscale.
– Favoriser l’attractivité du territoire.
Quelles évolutions envisagez-vous pour le versement transport ?
– Identifier les entreprises du secteur privé ou public concernèes (peu nombreuses sur le territoire).
– Veiller à l’attribution faite au territoire (CARA) et son utilisation
– Conditionner le versement à une amélioration de l’offre de mobilité pour les actifs
Quelles évolutions envisagez-vous pour la taxe des déchets ?
– Maintenir une qualité de service en évitant toute nouvelle augmentation autant que possible.
– Se concerter avec l’intercommunalité pour une gestion homogène des 2 strates territoriales.
Comment comptez-vous réduire les frais de fonctionnement de la collectivité ?
Commune :
– Poursuivre les orientations prises par la municipalité pour contenir les coûts de fonctionnement (mutualisation des services, optimisation de la gestion des RH et de l’utilisation des bâtiments communaux).
– Évaluer régulièrement les dépenses et le suivi budgétaire.
– Veiller au maintien du niveau de qualité des services en parallèle.
Agglomération :
– Optimiser le patrimoine
– Recentrer des services sur 2 sites pour diminuer les coûts (1 site administratif et 1 site technique).
– Établir un consensus budgétaire sur les grandes orientations pour le mandat.
Quelle est votre vision du foncier à vocation économique ?
– Reconnaitre le foncier comme levier essentiel du développement économique et de l’attractivité du territoire.
– Solliciter les organisations patronales sur les besoins à venir.
Quelles actions envisagez-vous pour assurer une offre foncière adaptée à la création, au développement ou à l’implantation d’entreprises ?
– Anticiper et centraliser les besoins
– Recenser les possibilités existantes du foncier disponible.
– Identifier les moyens d’action : communale et/ou communautaire.
– Organiser la veille, une vison prospective, les besoins et opportunités futurs.
– Rechercher et étudier les friches à réhabiliter.
– Disposer d’une réserve foncière au niveau communautaire.
– Se positionner comme l’interlocuteur «naturel» des acteurs économiques dans leur démarche d’implantation.
Que pensez-vous du bail emphytéotique/du démembrement foncier pour l’activité des entreprises ?
Utile pour :
– Baisser les coûts d’installation des PME.
– Concentrer l’effort d’investissement sur l’outil de travail tout en conservant la maîtrise du foncier sur une longue durée.
– Valoriser foncier le bailleur sans investissement.
Quelles sont vos 3 mesures essentielles pour favoriser l’accès au logement des actifs en pleine propriété ?
– Réserver du foncier à prix maîtrisé par la mise en œuvre des Déclarations d’Utilité Publique et déployer le Bail Réel Solidaire pour déconnecter l’achat du foncier le l’investissement dans la construction.
– Dédier des espaces à des programmes immobiliers destinés à la résidence principale.
– Accorder une attention particulière aux besoins des jeunes professionnels de santé pour les attirer.
Comment favoriser l’offre locative pour les actifs (les permanents et les saisonniers) et les étudiants autant sur le secteur social que privé ?
– Dédier une partie des logements au profit des apprentis, des actifs. Favoriser les salariés des entreprises.
– Favoriser la transformation des résidences secondaires en résidence principale en s’inspirant des résultats des politiques d’aide au retour du parc locatif courte durée vers la location longue durée (Les Sables d’Olonne, Ile d’Oléron)
– Pérenniser et accompagner l’action de la Mission Locale en faveur du logement des actifs
– Répertorier les logements vacants en lien avec les services fiscaux recouvrant l’imposition THLV, et résoudre les freins à la remise en location.
– Accompagner les investissements à la rénovation énergétique.
– Doter les terrains municipaux de constructions modulaires pour le logement des saisonniers.
Aurez-vous une politique volontariste en matière de création de logements accessibles, tant privés que sociaux ?
Oui :
– Densifier l’enveloppe urbaine existante.
– Etudier la possibilité d’accompagner des projets de rénovation..
– Poursuivre la politique de construction de logements sociaux dans le cadre de la loi SRU,.
– Déployer avec l’agglomération des programmes «Résidence Hôtelière à Vocation Sociale», appartements meublés pour étudiant, stagiaires des métiers de la santé, saisonniers…
Dans cette perspective, comment cette orientation pourrait-elle se traduire concrètement au niveau des règles d’urbanisme que vous serez amené à définir ou à adapter lors des futures révisions de vos documents d’urbanisme (PLU ou PLUi) ?
– Réserver des zones aux résidences principales dans les PLU.
Quelles actions envisagez-vous pour améliorer l’accès aux zones d’activités (zones industrielles, zones commerciales et centre-ville) ?
– Conforter le maillage des transports en commun entre centre-ville et zones d’activités.
– Poursuivre le développement des pistes cyclables.
– Accentuer les actions en faveur de la fluidité des entrées de ville et l’accès aux zones commerciales.
Quelles actions envisagez-vous pour améliorer le stationnement ?
– Maintenir la gratuité actuelle du stationnement.
– Étendre la période «zone bleue» au mois de mai pour la rotation des véhicules.
– Conserver la capacité de stationnement actuel de la ville.
– Étudier la construction d’un parking à proximité de la gare.
Quelles actions envisagez-vous pour améliorer les transports en commun ?
– Adapter le cadencement à la fréquentation et la taille des bus.
– Développer les parkings relais à proximité des arrêts de bus dans une approche multimodale.
– Contractualiser une nouvelle délégation de service public au niveau de l’intercommunalité en faveur de la desserte des communes rurales.
Quelles actions envisagez-vous pour améliorer la voirie ?
– Consacrer un budget significatif à l’amélioration de la voirie.
– Identifier et planifier les priorités d’action par quartier.
Quelles actions envisagez-vous pour améliorer les livraisons ?
– Évaluer l’offre de stationnement «Livraison» en nombre et en amplitude horaire avec les professionnels concernés pour en favoriser la fluidité.
Que pensez-vous de la gratuité des transports en commun ?
Déployée dans des villes où le nombre de grandes entreprises (Versement mobilité) en fait des gros contributeurs. Pas tenable pour les finances de la ville ou de la communauté d’agglomération. La collectivité assume déjà une part financière importante dans le service apporté aux usagers. Arbitrage assumé privilégiant la gratuité du stationnement.
Quelles mesures comptez-vous prendre pour lutter contre les moments d’engorgement des accès urbains ?
– Poursuivre les travaux déjà engagés sur les giratoires d’entrée de ville.
– Agir sur le logement afin d’aider à «domicilier» les actifs à proximité de leur lieu de travail afin de limiter le trafic.
– Développer le réseau cyclable sécurisé avec l’agglomération.

