Créée en 2011, la société Omnilum est implantée à La Rochelle et à Angoulême. Depuis 14 ans, l’entreprise accompagne les professionnels dans leurs projets et leurs chantiers d’éclairage. Résidences privées, Porte Maubec, Citadelle du Château d’Oléron, Hôtels ou Clubs de sport, les équipes d’Omnilum mettent en valeur l’architecture des lieux grâce à une expertise technique et un accompagnement complet de leurs clients. À la tête de l’entreprise, Christophe Azama croit fermement aux vertus de l’engagement, son parcours d’entrepreneur et d’élu en atteste au quotidien. Rencontre avec un homme de convictions et de valeurs.
Omnilum travaille en proximité avec une clientèle BtoB. Quelles sont les raisons de cette stratégie ?
Nous avons fait le choix d’un périmètre d’intervention qui permette de garder et de conforter la proximité avec nos clients. Dans notre philosophie, l’accompagnement technique et commercial, le choix des produits et des solutions sont indissociables d’un rapport humain. Le fait d’être proche nous permet aussi de nous déplacer sur les chantiers, ce qui facilite le travail de nos clients et qui soutient la qualité finale de leurs réalisations. Ce sont ces mêmes raisons qui nous ont conduits à ne pas faire de vente en ligne. J’ai coutume de nous assimiler à un commerce de proximité : c’est notre credo. Et je reste convaincu que si l’on veut persister et pérenniser son activité en local, l’humain fait et fera toujours la différence. Nous avons aussi fait le choix d’une diversité de secteurs d’activité, afin d’avoir de l’agilité en période de crise. En ce moment, par exemple les secteurs liés au tourisme ont pris le pas sur l’immobilier, il faut savoir s’adapter aux mouvements économiques et garder le même engagement pour passer les périodes économiquement complexes.
Vous êtes chef d’entreprise et 1er adjoint de la commune de Charron. À quoi ressemble une journée type quand on jongle entre deux casquettes et avec tant de missions ?
Après la lecture de mon Sud-Ouest, je prends une pause d’une demi-heure autour d’un café au bar du village. J’y retrouve les Charronnaises et les Charronnais les copains et les amis. La matinée démarre ensuite sur un temps d’échange avec les équipes où nous faisons le tour des messages entrants et définissons les priorités afin de planifier le travail. Le reste de ma journée s’articule autour des rendez-vous avec nos clients, nos fournisseurs, de la gestion commerciale et de l’administratif. Je garde toujours un créneau pour des activités extra-professionnelles, elles m’offrent une sorte de respiration, de pause et c’est ma façon de mettre à profit ma liberté de chef d’entreprise. Cela me permet aussi de supporter des journées de travail chargées, avec de grandes amplitudes horaires. En fin de journée, je suis régulièrement en réunion avec des élus sur la Communauté de Communes Aunis Atlantique car je prends une part active sur tous les sujets en lien avec le développement économique.
Dans le cadre de mon mandat de 1er adjoint, je consacre aussi deux après-midis par semaine à la Mairie de Charron. Et j’ai balisé deux soirs par semaine pour pratiquer le judo. Le sport est excellent pour cultiver un esprit de compétiteur, pour se donner des challenges à relever et se maintenir en forme.
La question pourrait paraître naïve, mais pourquoi s’engager ?
Je suis engagé dans la vie associative depuis l’âge de 15 ans, j’en ai aujourd’hui 45 et cette passion m’anime avec la même vigueur. Je pense que j’ai toujours eu à cœur de rendre un peu de ce que j’avais reçu : c’est une question d’équilibre, et de gratitude aussi.
L’aventure humaine me pousse dans mes projets, comme ce fut le cas pour Moul’Stock, une petite fête créée en 2011 qui est aujourd’hui un festival qui accueille 10 000 personnes sur 2 jours chaque année. Sans l’aventure humaine et l’engagement de nos bénévoles, l’événement n’aurait jamais pris son envol pour devenir un tel succès ! Comme dans la vie politique ou dans celle du chef d’entreprise, s’engager dans un projet collaboratif permet de déplacer des montagnes et de fédérer les personnes autour d’un objectif commun. Et l’école du management avec des bénévoles permet de pratiquer l’art du compromis, car vous n’êtes liés par aucun contrat. Cet apprentissage est très utile dans la sphère professionnelle comme en politique.
Quelle est la place du Medef dans ce panorama ?
Mon engagement au Medef remonte à 2016, après ma rencontre avec Martial Pesant. Aujourd’hui, je reste convaincu de la nécessité de l’engagement patronal et le réseau me permet de croiser d’autres chefs d’entreprise et d’échanger sur nos problématiques. Certains sont, comme moi, engagés dans des mandats et d’autres se posent la question, mais hésitent encore à franchir le pas. Je ne saurais que les encourager à vivre cette expérience enrichissante et passionnante !